vendredi 6 novembre 2009

Quelques citations...

... que j'aime bien. Je vous laisse y méditer.

« J’étais furieux de n’avoir pas de souliers ; alors j’ai rencontré un homme qui n’avait pas de pieds, et je me suis trouvé content de mon sort. »
Proverbe chinois

« Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien. »
Epicure

« Mais le parler d’un vieillard est dans l’oreille des jeunes gens ce qu’est le parler des jeunes gens dans l’oreille des vieillards, un bruit dont le sens échappe. »
Honoré de Balzac

« L’absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu. »
La Rochefoucauld

« Il est souvent plus grand d’avouer ses fautes que de n’en pas commettre. »
La Rochefoucauld

« Tant d’hommes qu’on croit heureux parce qu’on ne les voit que passer. »
Adolphe de Custine

« La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle. »
Simone de Beauvoir

« La jeunesse a cela de beau qu’elle peut admirer sans comprendre. »
Anatole France

« Un beau soir l’avenir s’appelle le passé. C’est alors qu’on se tourne et qu’on voit sa jeunesse. »
Louis Aragon

« Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, mais, dans l’œil du vieillard, on voit de la lumière. »
Victor Hugo

« Quand la bouche dit oui, le regard dit peut-être. »
Victor Hugo

« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction. »
Antoine de Saint-Exupéry

« L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du cœur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté. »
Honoré de Balzac

« Celui qui peut dire combien il aime ne brûle que d’un petit feu. »
Pétrarque

« Offrir l’amitié à qui veut l’amour, c’est donner du pain à qui meurt de soif. »
Proverbe espagnol

jeudi 29 octobre 2009

Excessive consommation de sacs en papier

Pour la grande entreprise pour laquelle je travaille, j'envoie tous les jours ou presque différentes tailles de sacs en papier aux divers magasins de la marque. Prenons le grand modèle qui mesure 46 cm * 40 cm. Sachant qu'un carton en contient 200, qu'une palette rassemble 12 cartons, cela fait pas moins de 2400 sacs en papier par palette !

Précisons que je prépare plus d'une palette par jour ; hormis les petits magasins dans de petites villes de province qui eux s'approvisionnent moins souvent, les grands magasins des plus grandes villes de France en prennent au minimum une palette par semaine... Et ne parlons pas des magasins franciliens !

A cela, ajoutons le "best-seller", le sac de taille moyenne (250 sacs par carton et 24 cartons par palette, soit 6000 par palette, mais l'envoi d'une palette complète est plus espacé dans le temps), et le petit modèle (36 cartons de 250 sacs, soit 9000 sacs par palette), qui cependant marche moins que ses confrères. Et pour cause, il est difficile de mettre des vêtements (article phare de la marque), dans un petit sac...

Je ne saurais vous dire combien de palettes nous envoyons par année, cependant nous en recevons tous les 2-3 mois une centaine de palettes du fournisseur italien... Sans parler des éditions limitées de Noël, des Soldes et des promotions... Des sacs, terminerai-je pour la partie technique, distribués gratuitement !
Bref, cela fait beaucoup d'arbres ! Car même s'il s'agit de "papier recyclé", il y subsiste toujours une part de pâte à papier "neuve"...

Certes, l'on pourrait se féliciter que la marque privilégie les sacs en papier plutôt que les sacs en plastique (bien que nous en ayions aussi, mais qui sont moins utilisés), et que le consommateur est incité à le conserver par sa "solidité" (qui n'a pas son stock de sacs de diverses chaînes de magasins chez soi, au fond d'un placard ?), je ne peux m'empêcher de penser que tout ceci n'est qu'une perte de temps (en fabrication, en prélèvement et en expédition) et d'argent. Et que dire du coût écologique !

Il est vrai que stratégiquement parlant, ce sac en papier, facilement reconnaissable à des centaines de mètres à la ronde, s'avère un formidable outil de publicité. Quoi de mieux en effet pour attirer le chaland un samedi après-midi dans les rues bondées d'un centre-ville et se démarquer de la concurrence, qu'un sac porté fièrement par un ou une cliente contenant ses achats fraichement effectués ? En croisant cette personne dans la rue, immédiatement dans notre esprit s'allume cette question : "Tiens, et si on allait chez Machin ?" "Oui, pourquoi pas ?" répond notre comparse.

Ne serait-il pourtant pas plus judicieux, pour l'avenir de la planète, d'utiliser des sacs réutilisables peut-être plus chers à la fabrication car ils seraient employables pour toutes sortes d'achats, quitte à le faire payer 30 centimes et l'échanger à vie en cas d'usure, à l'instar de ce que font depuis quelques années maintenant les majors de la distribution ? En plastique, en tissu ou quoi que ce soit d'autre. D'autant plus que de nos jours, stratégiquement parlant, dire que l'on pense à l'environnement s'avère être une politique marketing très payante...

Cependant, je pense que le problème qui retient encore les ténors de cette grande enseigne à passer au tout réutilisable, résulte dans le fait que les clients ne reviennent pas toutes les semaines ou plusieurs fois par semaine comme pour les grandes surfaces, et ils auraient donc peur que les sacs réutilisables à l'effigie de cette marque finiraient leur vie au fond d'un placard, ce qui serait peine perdue. A moins d'une grande campagne de sensibilisation à l'emploi de sacs réutilisables ; pour initier de nouveaux modes de comportement, rien de tel que de donner l'exemple. Et si le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable pouvait nationalement reprendre le relais par des spots à la télévision, ce serait encore mieux.

Enfin, ne parlons pas des multiples autres enseignes de la mode, de l'électronique, du livre etc. ! Le sac en papier a encore de beaux jours devant lui...

samedi 24 octobre 2009

La sonate au clair de Lune de Beethoven

Aujourd'hui, un peu de musique, avec la sonate au clair de Lune, ou sonate pour piano n°14 en do dièse mineur de Ludwig von Beethoven, dont le premier mouvement est ici interprété par le célèbre pianiste Alfred Brendel. Cette sonate possède ce je ne sais quoi de tristesse mélancolique qui bouleverse l'âme. D'ailleurs, c'est le critique allemand Ludwig Rellstab qui compara la mélodie nostalgique du premier mouvement à la beauté d'un rayon de Lune sur le lac de Lucerne, d'où ce nom qui lui est resté.

Cette sonate semble avoir été écrite en mémoire à la jeune comtesse Giuletta Guicciardi, une de ses élèves dont Beethoven était fou amoureux, en vain, bien sûr. Tout un chacun qui a déjà ressenti ce dur sentiment de ne pas être aimé en retour saura saisir toute la puissance de cette magnifique mélodie.




Et le troisième mouvement interprété par Daniel Barenboim est tout simplement sublime :

Bruxelles en 25 photos

Dans chaque station de métro, ou presque, des œuvres d'art ; ici, une fresque :



La Tour Eiffel belge : l'Atomium :




Près de l'Atomium, une reconstitution d'un village belge où l'on peut manger et boire à volonté :



Le Soldat Inconnu, enfin... presque , parce que celui-là, on sait qu'il est belge :



La cathédrale Sainte Gudule, qui veille sur Bruxelles :



Le Palais Royal, qui n'a rien à envier à l'Elysée :



Les Galeries Royales constituent la rue Saint Honoré bruxelloise (c'est beau mais cher !) :




La ville regorge de sculptures modernes dans l'espace public :




La Grand Place, joyau de l'art baroque :




Le fameux Manneken Pis ; détrompez-vous, la statue est toute petite en vrai :



Soirées animées dans les ruelles du centre-ville :



Une profusion de bonnes bières belges !



La diversité architecturale de la ville : ici, une maison de style Art Nouveau :


Une rue entièrement rénovée où la brique est bien mise en valeur :



L'Arc de Triomphe belge :



La Commission Européenne, là où se décide aujourd'hui l'avenir de plus de 330 millions d'Européens :



Architecture moderne insérée dans le bâti ancien, bercé par la Nature :



Un air de Manhattan qui met bien en valeur les nouvelles constructions :



Admirez la pureté des formes :



L'art sous toutes ses formes : partout dans le centre, des fresques qui représentent des scènes caractéristiques de la BD, née à Bruxelles :



Enfin, la porte des Halles :


Au revoir Bruxelles !

Bruxelles vingt fois !

Il y a quinze jours maintenant, j'étais en week-end à Bruxelles avec quelques amis, et force fut de constater que cette ville m'a particulièrement bien plu ! Caractériser la manière dont une ville nous confère sentiments de plénitude et de gaieté restera toujours difficile à définir, tant les émotions positives ressenties touchent bien plus notre cœur que notre cerveau, cependant je vais tenter pour vous d'en dresser les traits les plus poignants.

Toujours est-il que mis à part cette sensation confuse de m'y sentir bien, j'ai apprécié les ruelles animées du centre-ville, l'architecture hétéroclite qui mélange toutes les époques dans une délicieuse impression que chacun peut y trouver sa place, quels que soient ses convictions, ses goûts, ses origines... Tout le contraire d'un Paris aux formes ultra-réglementées, où le soi-disant "bon goût" s'en trouve régi par un microcosme d'intellectuels qui ne mettent jamais les pieds en dehors du périphérique et du quartier latin...

Certes, l'amateur de baroque serait déçu car il ne retrouvera pas à Bruxelles la profusion des ornementations, des couleurs, des sculptures, des jeux d'ombre et de lumière qui foisonnent à Bruges, exemple typique de la ville flamande, ni même le romantisme qui sied bien à ses canaux et la fait nommer la "Venise flamande", cependant, Bruxelles regorge en son sein de cette capacité à mêler les genres et les cultures, ce qui en fait la parfaite capitale d'un pays belge qui se cherche toujours une identité.

Bref, j'ai aimé ces maisons de briques aux couleurs chatoyantes, aux formes simples, sans chichis, néanmoins si belles, ces grimpantes qui serpentent le long d'un mur, ces maisons en pierre plus cossues qui émergent au détour d'un carrefour, ces façades vitrées dernière génération qui s'intègrent parfaitement dans le paysage urbain, ces formes et cette audace architecturale que l'on retrouve dans les tours du quartier d'affaires, disséminées en plein cœur du tissu urbain, et non pas de l'autre côté du périphérique, comme à Paris, toutes condensées au même endroit.

Enfin, pour clore cette élégie architecturale, j'ai adoré cette capacité à dépasser le carcan des monuments historiques et de marier au mieux l’architecture d’aujourd’hui et celle d’hier. Outre les nombreuses tours vitrées qui m’ont charmé, j’ai apprécié ces rénovations de bâtisses qui ne conservent que les façades et démolissent l’intérieur pour tout reconstruire. Le confort d’aujourd’hui avec l’écrin rénové d’antan.

Sinon, j'ai aimé Bruxelles pour son centre animé, ses restaurants où l'on déguste de délicieuses frites, ces bars où s'aligne une quantité astronomique de bières aux goûts prononcés qui ravissent le palais. C'est une ville où il fait bon vire, où les gens ne sont pas pressés dans la rue, il leur arrive même de sourire ! Chose que l'on voit rarement à Paris, si ce n'est chez les touristes...

Bref, un jour, j'habiterai à Bruxelles !

PS : peut-être cette bonne impression a-t-elle été rendue possible par cette saison automnale qui me charme toujours, quel que soit le lieu et le moment. Peut-être changerais-je d'avis à une autre saison...

samedi 12 septembre 2009

Le poulpe apprivoisé

Tu m’es apparue un samedi ;
Belle fleur d’ivoire et d’argent
Rompant la tristesse de cet après-midi
En me montrant le firmament.

Emerveillé par ta fraîcheur,
J’ai tenté de conquérir
Ta délicieuse blancheur
Et de gagner tes sourires.

Gracieuse comme un chat,
A jamais mon animal préféré,
Tu m’as rendu complètement béat
Et m’as littéralement subjugué.

Je n’étais pas très à l’aise,
Quelque peu troublé
Par ton regard de braise
Mais ton contact m’a encouragé

Comme ton parfum envoûtant.
Alors nous apprîmes à nous connaître
Animés du salutaire sentiment :
Quelque chose était en train de naître !

Puis tu restas accrochée
Contre mon torse accueillant
Telle un poulpe géant
A la recherche de crustacées…

Ah ! J’avais tant rêvé de toi par le passé,
Me perdant dans les tourments
De mon cerveau empoisonné
Que je n’osais y croire vraiment

Bercé par la peur
De te perdre inopinément !

Mais dans la nuit je compris
Que j’avais enfin saisi
Mon âme sœur
Taillée pour mon cœur !

Alors je prie désormais
Pour que dure toute l’éternité
Notre humble bonheur.


© Christian Dif. 2009.

mercredi 19 août 2009

Les couleurs : vert

Vert, vers, verre, vair, ver,
C’est le lancinant refrain
Que me chante tous les matins
L’arbre ombrageant mon balcon austère

Jusque dans mes rêves il se faufile
Terre nourricière et féconde
Aux eaux parfois nauséabondes.
Nuance qui agrémente les courtils,

Symbole d’une nature bienheureuse,
Il est aussi un sombre messager
Qui ternit les plus beaux vergers
Jalousie puante et désastreuse.

Minéral et végétal en compétition
Couleur qui devient un vulgaire espace
Boucher un trou, masquer les traces
D’un monde en perdition.

Vert fade, froid et pâle
Végétation oubliée qui s’empale
Dans les pics de la modernité
Et meurt dans l’adversité !

Enfin, vert de ces prunelles
Puissamment querelle
Qui aveuglent mes nuits
Et me rongent à l’infini !


© Christian Dif. 2009.